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Blog de Marie-Michel

Son témoignage

Son témoignage

     La Woodstock generation :

« On the road again ! »

 « Il partit pour un pays lointain … » Lc15,13

          Après une enfance relativement heureuse dans une famille catholique unie et aimant la vie, Marie-Michel aura une adolescence plus tumultueuse marquée par la création d’un groupe pop-rock au milieu des années 60 et dans lequel il sera batteur. A partir de 17-18 ans, il entre dans l’indifférence religieuse et tourne le dos à l’Eglise  en risquant sa vie sur des chemins dangereux. L’enfant prodigue partage sa vie entre études, voyages, pop-festivals, aventures amoureuses, expériences psychédéliques à travers shit et LSD, … Souvent en Angleterre ou en Allemagne, il  est solidaire de la révolution culturelle de sa génération tout en gardant au cœur une attente d’absolu. Il s’enthousiasme en particulier pour les penseurs de la beat-génération à l’origine du mouvement hippy chanté par les Beatles dans l’immortel  » All you need is love !  »

 

2. Festival de Woodstock

Dans son livre récent  » la Foi – Porte de la Lumière « , Marie-Michel témoigne plus longuement sur ces années dont voici un extrait :

 » Dans la période post soixante-huitarde, j’avais épousé la quête utopique de ma génération peace and love : notre contre-culture s’exprimait dans une allure délurée, les cheveux longs, l’amour livre, la marijuana et la musique, beaucoup de musique, car c’était la référence constante de notre révolution à travers les pop-festivals, dont l’apogée mythique sera marquée en 1969 par Woodstock aux Etats-Unis et l’Ile de Wight en Grande -Bretagne … Quelque chose de nouveau nous mettait en route et comme dans la chanson-phare Long time gone de Crosby Stills and Nash, on voulait prendre le temps de vivre et de bouger es espérant l’aube d’une humanité nouvelle et pacifique … Le livre culte de Jack Kerouac on the road influencera notre quête itinérante car l’important était de toujours être en partance , en transit vers ailleurs. Tant qu’on marche, on reste vivant. Tant qu’on avance, on reste ouvert à l’imprévisible. La route exprime une quête intérieure. Elle porte en elle un secret, une ébauche de réponse … C’était déjà pour moi une spiritualité du voyage qui garde le cœur libre et disponible pour de nouveaux horizons … J’essayai de rester libre en continuant le chemin. Avec mon sac à dos, je repartais toujours on the road again comme le chantait Canned Heat et plus tard Lavilliers … »

De Katmandou à Fatima :

La Vierge a ouvert ses yeux !

 « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore ? » Ct 8,7

Cette spiritualité de la route le mène vers les religions orientales, et tout particulièrement l’Hindouisme où il choisit de pratiquer le Bhakti-yoga. Mais si l’éveil spirituel s’est opéré, il constate qu’il a toujours en lui  » un désir d’infini  » :  Dieu n’a pas montré son Visage !  Il faut s’aventurer plus loin et plus profond pour le trouver … et c’est pourquoi au printemps 1971, inspiré par la  » hippie trail « , il projette avec deux amis  » beautiful people  » un voyage sans retour au Népal. Le but n’était pas tant un voyage exotique de plus que de trouver un  » Sâdhu « , un maître spirituel authentique qui mène enfin sur le chemin de Dieu. Katmandou était la destination de la dernière chance …

Et c’est là que quelques mois plus tard, un événement imprévu vient perturber cette quête orientale : il rencontre dans les rues de Nice de jeunes chrétiens rayonnants qui finissent par l’entraîner, non sans combats, vers une autre destination : un pèlerinage à Fatima au Portugal ! Et c’est là-bas, en priant un énième chapelet avec les chrétiens, que la Vierge va bouleverser son coeur et lui révéler la beauté du Visage de Dieu en son Fils. Envahi par l’amour infini de Jésus, il pleure de joie et découvre cette vérité mystérieuse : le Christ le cherchait et l’attendait depuis toujours ! (Lc 15,5). Marie-Michel reçoit de l’Esprit le don de la foi. Il est né de Dieu … et il va découvrir en même temps la beauté de l’Eglise à travers les sacrements et la liturgie, la Parole de Dieu et la mission. En contemplant le trésor de la foi, il s’émerveille de sa richesse mais surtout il sait que le cœur du cœur réside en ceci : croire est une rencontre avec Quelqu’un de si proche et de si insaisissable qui nous aime toujours le premier … (1 Jn 4,10).

 
 
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