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Blog de Marie-Michel

Son message

La voie d’enfance mariale

et le Visage de la Miséricorde

 

1. L’appel de l’Infini est caché en ton cœur

L'appel de l'Infini

  « Le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous »

                                                                                     Lc 17,21

     A travers l’appel à toujours prendre la route pour ne pas s’installer, Marie-Michel a cherché le sens ultime de la vie et il est devenu le pèlerin de l’Infini.  En ce sens, il reste contestataire d’une civilisation de la consommation et du paraître qui a tué l’émerveillement devant la beauté de la création en effaçant le chemin vers l’invisible… Car la première dignité de l’homme est de découvrir inscrite au plus profond de son cœur  » une soif d’infini  » que les expériences humaines les plus intenses  ne pourront  jamais combler … le matérialisme athée et le néo-hédonisme nous enferment dans des perspectives trompeuses et récupèrent ce désir d’infini pour le rendre captif d’une frénésie de la consommation où tout s’achète et se vend dans des relations déshumanisantes. Telle est la crise de l’infini provoquée par la tyrannie du progrès qui a engendré le 5° monde du vide et de désespérance. Il nous vole la beauté profonde et donc la part la plus belle de notre humanité. L’homme est à l’image de Dieu (Gn 1,27) et il y a au plus profond de lui une puissante empreinte divine que rien ne pourra effacer.

Dans son livre  » la Foi – Porte de la Lumière « , Marie-Michel écrit :  » Cette fièvre de jouir du dernier inédit fait de nous des agités  » captifs d’un nouveau  » qui dispara��t toujours plus vite en fonction des avancées technologiques. Le progrès nous façonnerait-il à son image fugitive, en faisant le silence sur l’essentiel ? C’est le syndrome apocalyptique de la Babylone mondialiste (Ap 17,1-5) et l’indice d’un monde qui devient clos … Et cette fracture est d’autant plus inquiétante qu’elle est amplifiée aujourd’hui par le monde virtuel où la magie d’une tablette numérique passionne plus que la beauté d’un ciel étoilé ! Comment sortir de cette prison dorée et maîtriser ce terrible mirage virtuel ?  Comment user du progrès sans en devenir l’esclave ?… Eveille en toi  » l’instinct contemplatif  » premier … C’est l’art de t’arrêter et de calmer ta vie quelques instants pour ressaisir ton être profond  » (p.110-111).

Et dans son premier livre pour les jeunes  » Ce Jésus que tu cherches « , Marie-Michel précise :  » Pour faire surface au pays de ton cœur, l’unique condition est de descendre. Oui, pour émerger, il te faut descendre !  Le voyage au centre de toi-même commence par un changement de regard. Une nouvelle orientation … ferme les yeux. Passe d’un regard extérieur à un regard intérieur. Ce n’est pas facile au début. Nos mentalités matérialistes ont tellement de mal à accepter que le réel, c’est aussi l’invisible … car dés que tu fermes les yeux et descend en ton cœur par le regard, tu découvres la grandeur de ton âme. Tout un monde intérieur avec des horizons immenses … et surtout, Celui qui emplit ce pays de sa Présence. Tu ne l’inventes pas, tu ne le crées pas : avant que tu en prennes conscience, avant le premier éveil … Il est là !  » (p.39-40).

 

2. Seule l’enfance découvre la Miséricorde

 

septembre 2013

Un interview (5mn)

                 ��������������                     « Ma puissance se déploie dans la faiblesse ! »

                                                                                          2 Co 12,9

   Après sa conversion décisive à Fatima, Marie-Michel en a vécu une autre dans le sillage de la première : la lecture émerveillée de Sainte Thérèse de Lisieux à travers  » l’Histoire d’une âme « … un peu comme pour Van, Thér��se va lui découvrir le vrai Visage de Dieu qui nous appelle à une confiance illimitée en sa miséricorde. Et, en ce sens, il écrit dans son livre,  » Carmel – Horizon 2000  » :   » C’est une révolution silencieuse, un événement caché dont la révélation progressive n’a pas fini de nous éblouir. Thérèse a découvert la vrai visage de Dieu, tout simplement, au cœur de sa vie … Ce Dieu dont  » le propre de l’amour est de s’abaisser  » lui a montré  » sa grandeur infinie  » en descendant ainsi vers elle et vers chaque homme … Dieu n’est pas celui qu’on croyait et l’enfer serait de croire pouvoir s’en passer …  » en effet l’enfance est l’unique passeport pour le Royaume. Nous sommes là au cœur de l’Evangile (Lc 10,4 / Mt 18,24) où la Parole est fragile comme un enfant qui n’a que la force de ceux qui l’aiment : tel est Dieu dans le mystère de chaque Eucharistie. Alors, devant un tel amour ou l’Infini se fait si petit et s’offre dans une telle pauvreté, Thérèse a compris … et en s’approchant les mains vides, elle a reçu de l’Esprit le génie des cœurs purs qui  » voient Dieu  » (Mt 5,8) tel qu’il est : inépuisable et déroutante miséricorde … et que la sainteté n’est pas une performance ou une récompense mais un cadeau de Dieu car elle remarque que J��sus l’a dit souvent :  » Le Ciel est pour l’enfant  » et  » c’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour « .

Suivre Thérèse sur le chemin de la confiance, c’est donc vivre une descente dans la pauvreté que l’Amour seul viendra transfigurer. Elle écrit :  » nous serons pauvres d’esprit … et Jésus viendra nous chercher, si loin que nous soyons, Il nous transformera en flammes d’amour … Oh que je voudrais vous faire comprendre ce que je sens … » (Lettre 197). Ainsi, dans une civilisation dépressive envahie par la désespérance, Thérèse a ouvert une porte secrète : notre péché et notre pauvreté offerts à l’Amour Miséricordieux peuvent devenir la terre de toutes les promesses, le combustible de tous les feux de joie !…

 

3. La voie d’enfance mariale qui conduit à la paix

 Voie d'enfance mariale

  « Je tiens mon âme et paix et silence,

          Mon âme est en moi comme un enfant,

                comme un petit enfant tout contre sa mère… »

                                                                                       ��                                                          (Ps 130,2)

     Suivant Thérèse sur la voie radieuse de l’enfance spirituelle, le petit Van l’a vécu à travers le Cœur maternel de Marie. Il en témoigne avec force :  » Ma vie est gravée dans le Cœur de Marie … Elle est le lieu de mon espérance et j’aimerai Dieu avec son Cœur car tout ce qui passe par ses mains acquiert une  nouvelle beaut���� ! ��� O Mère, est-ce que ton bonheur pourrait l’emporter sur le mien quand je t’ai pour ma véritable Mère ?  »

Van nous invite à être cet enfant toujours appuyé sur sa mère pour vivre en sécurité et traverser toutes les tempêtes de la vie. Cette spiritualité du blotissement fera grandir la paix du Christ en nos cœurs car choisir de passer par Marie pour aller à Jésus n’est pas un détour inutile mais un acte d’humilité où l’Esprit me révèle le lieu originel de la création nouvelle. Dans le secret du C��ur de Marie est cachée la sainteté des petits qui n’ont que leur faiblesse à offrir. Enfouis en Elle, ils sont libérés de toute illusion à  » arriver  » à la sainteté, de toute prétention à  » posséder  » Dieu. Apprendre à naître de Dieu (Jean 1,12-13) dans le sein de la Mère est leur unique trésor. Telle est la voie d’enfance mariale que la Règle du Carmel de Marie Vierge Missionnaire décrit avec émerveillement :  » L’abandon à la Mère est ta voie d’enfance unique vers la sainteté. Ressemble à Jésus qui s’est fait tout petit entre les bras de Marie … ta conversion profonde au Christ repose sur ta capacité permanente d’offrande à la Mère … ta vie est cachée avec le Christ en Marie … Aussi, choisis l’humilité de la foi et ne t’écarte pas de la voie d’enfance mariale : c’est la s��curité des humbles ou l’art de se réfugier en Sion. Avec Van, demeure blotti sur son Cœur silencieux … Trouver la Mère, c’est trouver le bonheur de l’enfance.  » (n°43)

 

4. Le silence du désert où Dieu parle au cœur

 Le silence du désert

   « C’est pourquoi je vais la séduire !  Je la conduirai au désert

   et je parlerai à son cœur … »

��  ������                                                                                            Os 2,16

    Dans la perspective du prophète Osée, le désert devient sponsal car il s’agit ici de l’initiative unique de Dieu : c’est l’Epoux divin qui séduit et attire !  Et dans cette mise en silence au désert, Dieu va opérer une merveille cachée : la Parole de l’Epoux fait naître  » l’écoute  » de l’épouse. On passe alors du silence solitaire à la solitude à deux : l’épouse se découvre seule avec l’Epoux et elle veut comme rattraper le temps perdu car elle prend conscience d’une redoutable vérit�� qui surgira au moment de quitter ce monde : Dieu avait toujours été là pour elle et elle avait ét�� si souvent ailleurs, sans Lui !

 

Les Pères du désert établissait un lien sacré entre désert et route, silence et pèlerinage selon le célèbre adage : Peregrinatio est tacere ! qui signifie :  » Etre en pèlerinage, c’est se taire !  »  Le silence nous garde en notre conditionnement de nomade au désert. Il est le signe que nous sommes  » vivants  » devant la Présence (1 R 17,1) et que, à la suite d’Elie, nous nous disposons à écouter le passage de la brise divine dans l’Horeb de notre cœur (1 R 19,12). Le silence annonce que nous sommes en marche vers la beauté du Royaume de Dieu, et qu’aucune beauté de ce monde ne lui est comparable.

Le désert biblique est le lieu mystérieux du refuge en Dieu (Ps 54,7-9). Face aux menaces du monde sans Dieu, Dieu s’y fait le bouclier de ses enfants. Dans la forteresse du silence contemplatif se déploie la gratuité de l’amour du Christ :  » le bon combat  » (2 Tm 4,7) où Dieu combat pour nous !  Voilà pour quoi la Femme en danger, qui est à la fois Marie et l’Eglise, nous est décrite dans l’Apocalypse comme s’enfuyant au désert :  » Le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’enfant … mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie … » (Ap 12,13-14) On est nourri au désert, comme Elie au torrent de Kérit (1 R 17,3-4), quand on a fait le choix d’une confiance sans limite en la Providence de Dieu (Mt 6,32-33). Telle est la spiritualité mariale et ecclésiale pour la fin des temps …

Alors, comme le dit la Règle :  » C’est l’heure du silence en Marie. Pars au désert avec la Femme. Elle est l’Arche bénie où l’Esprit de force et de paix vient te nourrir dans la solitude … Dieu nourrit son petit reste au désert … la sainteté resplendira dans la faiblesse  » (n°41).

 

Le Rosaire de la paix : Avec Marie, prier et faire prier!

 Le rosaire de la paix

 « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! »

                                                                                Ap 12,1

     Dans son encyclique sur la mission  » Redemptoris missio « , Saint Jean-Paul II affirme une  vérité incontournable qui fonde toute mission :  » L’avenir de la mission dépend en grande partie de la contemplation. Le missionnaire, s’il n’est pas un contemplatif, ne peut annoncer le Christ d’une manière crédible : il est témoin de l’expérience de Dieu et doit pouvoir dire avec les Apôtres :  » Ce que nous avons contemplé … le Verbe de Vie … nous vous l’annonçons !  » (1 Jn 1,1-3) … (n°91). En effet, la première mission de l’Eglise au jour de l’éclatante Pentec����te a ét�� préparée par un long Cénacle : là, les ap����������������tres priaient intensément un seul cœur avec Marie (Ac 1,14). Le saint Rosaire nous plonge au cœur de ce mystère originel de l’Eglise quand il nous fait prier  » avec Marie « . Et Jean-Paul II affirme :  » Cette prière que Marie dit avec les Apôtres dans le Cénacle s’appelle le Rosaire … Marie est toujours au cœur même de notre prière … Elle est véritablement  » l’Omnipotentia supplex  » : la toute-puissance suppliante … La prière de l’Eglise est comme portée par la prière de Marie …  »  Ainsi, plus nous serons un seul cœur avec Marie dans le Rosaire, plus ��clatante sera la Pentecôte dans l’Eglise pour qu’elle annonce au monde la lumière du Christ et l’Evangile de la miséricorde !

    Face aux dangereuses guerres actuelles et aux dérives sociétales de toutes sortes, il nous faut prendre encore plus Marie  » chez nous  » (Jn 19,27) par une ferveur renouvelée en Eglise de la prière du Rosaire. Dans nos familles, nos paroisses, nos communautés Marie nous appelle à entrer en Cénacle pour que vienne enfin cette Pentecôte tant attendue depuis le début de Vatican II et prophétisée par Saint Jean XXIII. Seule l’effusion de l’Esprit peut sauver l’Eglise de la médiocrité ou d’un repli mortel … mais la vraie Pentecôte est mariale (Ac 1,14) ou elle n’est pas : Souvenons-nous qu’à travers ses visitations sur la terre, Marie nous tend inlassablement l’humble chapelet qui est en réalité une arme secrète, un laser imparable. C’est le combat déroutant de David et Goliath qui continue. Alors, découvrons   dans cette prière enveloppée de pauvreté l’œuvre mystérieuse de Dieu : L’Esprit et Marie y déploient dans l’humilité une invincible douceur où se cache le secret de la paix. Le Rosaire est vraiment l’arme des doux ! Dés sa fondation, la Vierge Missionnaire s’est engagée communautairement à cette mission quotidienne du Rosaire pour gagner en Eglise le combat de la paix. Car nous ne pourrons affronter les terribles défis actuels qu’avec la paix au cœur et la douceur dans le regard … à l’école évangélique de Marie dont la promesse à Fatima ouvre l’Eglise du III° millénaire à l’espérance : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »