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Blog de Marie-Michel

La mer de cristal … la Beauté de Marie

La mer de cristal … la Beauté de Marie

Tweet Marial – Mai 2017

« Le Cœur de la Mère est immense :

                                                                 plus grand que le cosmos visible et invisible ! »

                                                                                 Saint Jean-Paul II à Fatima

J’ai toujours pensé qu’une autre résonance biblique de cette Femme traversée par la Lumière était, dans l’Apocalypse, cette « mer de cristal » laissant entrevoir la beauté pauvre et indicible du Cœur Immaculé de Marie : « une mer transparente, semblable à du cristal » précise Jean (Ap 4,6) dans sa vision sur l’île de Patmos. Saint Padre Pio semble aller dans ce sens lorsqu’il écrit : « Reste toujours plus serré à cette douce Mère céleste, car elle est la mer qu’il faut traverser pour parvenir aux rivages des splendeurs de l’aurore éternelle[1] ! »

     Marie est rendue belle dès sa naissance par Celui qui est son Sauveur et son Enfant. Au delà des saints et avant eux, la robe de l’Immaculée a été plongée dans le Sang de l’Agneau ! (Ap 7,14). Elle est la plus grande louange silencieuse du salut. Et, dans son indicible foi au Christ miséricordieux, Marie resplendit d’une beauté unique issue de sa maternité. En effet, la Mère de Jésus a vécu comme disciple de son Fils les béatitudes « sources » que sont la foi et la pauvreté évangéliques (Jn 20,29 / Mt 5,3). En se laissant envahir de plus en plus par la lumière de l’Amour depuis l’événement fulgurant de l’Annonciation, elle se révèle être toute réceptivité du dessein divin… et elle devient cet espace de pauvreté transfigurée par la grâce, et donc transparence indicible de la beauté de Dieu.

          Cette « mer de cristal » exprime une immensité qui la dépasse (Ap 15,2) : Elle est « Celle qui porte Celui qui porte tout » comme le proclame magnifiquement la liturgie orientale. Et comme souvent, derrière les images de l’Apocalypse se cachent des mystères du salut à interpréter avec sagesse dans le temps de l’Eglise. Ici, la « mer de cristal » semble dévoiler l’aboutissement ecclésial céleste du mystère unique de la Rédemption en Jésus-Christ dont la « pleine de grâce » (Lc 1,28) est la plénitude : Elle est Mère de Dieu, de l’Eglise et de tous les hommes !

         A Fatima, dès la première Apparition, Marie annonce aux enfants des souffrances en les assurant que la grâce de Dieu sera leur force. Et, en 1941, Lucie ajoute cette description bouleversante qui en dit long sur la mission médiatrice de la Vierge si on lui fait confiance :

       « La Dame ouvrit les mains, projetant sur eux un faisceau de lumière mystérieuse, à la fois si intense et si profonde que, pénétrant dans leur poitrine jusqu’au plus intime de l’âme, elle les fit se voir eux-mêmes en Dieu, plus nettement qu’on ne se voit dans le miroir le plus clair… Alors, continue Lucie, mus par un élan irrésistible, nous sommes tombés à genoux, répétant intimement : O Très Sainte Trinité, je vous adore !  Mon Dieu, je vous aime[2] !… »

         Enfin, clôturant l’Année mariale, comment ne pas citer ici Saint Jean-Paul II qui faisait en 1988  cette prière prophétique pour notre temps :

           « Accompagne nos pas vers les frontières de l’humanité sauvée et pacifiée !

              Réjouis notre cœur, affermis-le dans la certitude

              que le dragon n’est pas plus fort que ta beauté !…

              L’Année mariale se termine,

              mais le temps des yeux levés vers Marie commence… »

 

         Presque trente ans après, cette prière est d’une actualité étonnante car nous devons vivre plus que jamais « le temps des yeux levés vers Marie »… avec au cœur de notre foi, cette « certitude que le dragon n’est pas plus fort que sa beauté ! » Cette beauté offerte à nous maintenant si voulons plonger dans « la mer de cristal » de son Cœur Immaculé…

 

                                                                           Père Marie+Michel

                                         Extrait de son dernier livre : « Mon Cœur Immaculé triomphera ! 

                                                        Fatima : Révélation des derniers temps »

                                                                  Editions du Jubilé / Mai 2017

[1] Une pensée de Padre Pio chaque jour, San Giovanni Rotondo, 2000, p.86.

[2] J.C. Castelbranco, Le prodige inouï de Fatima, Ed. Téqui 1972, p.12, Préface de Monseigneur Jean, Evêque de Leira, Fatima le 13 mai 1972.

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