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Blog de Marie-Michel

La miséricorde de Dieu n’a pas de limites … Elle viendra toujours nous surprendre comme la Résurrection de Jésus !

La miséricorde de Dieu n’a pas de limites … Elle viendra toujours nous surprendre comme la Résurrection de Jésus !

 

 

Tweet marial Juillet-Août 2016

 

 

 

La miséricorde de Dieu

n’a pas de limites …

Elle viendra toujours nous surprendre

comme la Résurrection de Jésus !

 

 

 

Marie chante sa foi dans le Magnificat et, l’espace d’un instant, elle soulève le voile du temps … Son regard prophétique pressent que le débordement de la miséricorde de Dieu s’étendra sur l’avenir de l’homme quel qu’il soit ! Cette certitude lui vient de Celui qu’elle porte. Caché en son sein, il est déjà le Sauveur qui accomplit les Ecritures et réjouit la fille de Sion par sa venue (Is 62,11). Plus tard, grâce à son intervention à Cana, elle enfantera la foi des Apôtres (Jn 2,11-12) et elle lancera Jésus dans sa vie publique… Il commencera alors à se manifester et son Visage donnera à la miséricorde divine sa signification définitive. Car non seulement il en parlera à travers des paraboles, mais il va l’incarner et la faire toucher à travers ses regards, ses paroles et ses gestes : « Pour qui la voit et la trouve en lui, Dieu devient « visible » comme le Père « riche en miséricorde1 » (Ep 2,4).

« Sa miséricorde s’étend d’age en age sur ceux qui le craignent ! » ajoute la Vierge. Il s’agit de cette crainte filiale donnée par l’Esprit et qui inspire une confiance sans limites en Jésus miséricordieux. Craindre de perdre2 ce trésor de l’Evangile (Mt 13,44) fonde la sagesse des enfants de Dieu sur l’humilité. A la suite de Marie, servante du Seigneur, leur béatitude est celle des pauvres de cœur (Mt 5,3) dont l’unique force réside dans l’art de se blottir à chaque instant sur le Cœur de Dieu (Ps 130,1-2). Tel est la emounah de l’Ancien testament qui mène à la pistis du Nouveau : cette confiance invincible qui traverse tout… elle nous ouvre au « possible » de Dieu qu’offre le Regard miséricordieux de Jésus ( Mc 10,27). La perdre, c’est spirituellement mourir :

« La miséricorde de Dieu n’a pas de limites,

rien ne la surpasse.

C’est pourquoi celui qui désespère

se donne lui-même la mort.3 »

Devant nos chutes répétées, nous nous tenons trop souvent à l’ombre de la fatalité où découragement et lassitude finissent par conduire à une résignation mortelle. Il s’opère alors un glissement inavoué vers les compromis avec le monde où l’on perd « la ferveur première » (Ap 2,4). Cela aboutit à ce que le Pape François appelle une « tristesse individualiste »… car « quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus4 ». Rien n’est plus contraire à la découverte de la miséricorde que cette tiédeur dénoncée par le Seigneur : « Je connais ta conduite : tu n’es ni froid, ni chaud… Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud, ni froid, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3,15).

Face à la misère de nos vies, notre psychologie de pécheur résiste à l’appel évangélique qui, de la contrition, fait rebondir sans tarder dans un nouvel élan vers Dieu. Car au fond de nous, l’Esprit très doux vient toujours ressusciter le chant victorieux de la confiance… elle est le battement de cœur d’une foi vivante qui viendra à bout de tous les démons du doute : « Telle est la victoire qui a triomphé du monde : notre foi ! » (1 Jn 5,4) proclame joyeusement l’Apôtre bien-aimé…

Une Thérèse de Lisieux l’a saisi avec cette sagesse qui vient de chez Dieu : « Depuis qu’il m’a été donné de comprendre l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour5 ». Et toute sa vie, elle a gardé cette perle précieuse de l’Evangile (Mt 13,46). Elle a maintenu vaillamment cette orientation fondamentale du cœur en vivant jusqu’au bout la béatitude des pauvres de cœur : « Que je suis heureuse de me voir imparfaite et d’avoir tant besoin de la miséricorde du bon dieu au moment de la mort6 ! ».

C’est précisément ce que ne cesse de nous prêcher le Pape François depuis le début de son Pontificat ; à tel point que pour nous éveiller à ce mystère central de la foi , il a lancé toute l’Eglise dans le Jubilé de la miséricorde ! A sa suite, découvrons le cœur de l’Evangile et courons l’aventure

de la foi car « Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts… Cela nous fait tant de bien de revenir quand nous nous sommes perdus ! J’insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde… Personne ne pourra nous enlever la dignité que nous confère cet amour infini et inébranlable. Il nous permet de relever la tête et de recommencer, avec une tendresse qui ne nous déçoit jamais et qui peut toujours nous rendre la joie. Ne fuyons pas la résurrection de Jésus, ne nous donnons jamais pour vaincus, advienne que pourra. Rien ne peut davantage que sa vie qui nous pousse en avant7 ! »

 

Père Marie+Michel

Extrait de son dernier livre : « Jésus Porte de la Miséricorde »

Préface de Mgr Rey – Evêque de Fréjus-Toulon

Liminaire de P.Daniel-Ange

Editions du Jubilé – Mai 2016

 

1 Saint Jean-Paul II, Encyclique « Dives in miséricordia », 30 novembre 1980, n°2.

2 « La crainte de perdre l’amour est le commencement de la Sagesse : cette crainte ne doit jamais disparaître entièrement ici-bas, quelle que soit notre confiance. Les plus grands saints diront avec Jeanne d’Arc : « Si je suis dans l’amour, Dieu m’y garde ; si je n’y suis, Dieu m’y mette ! » M.D. Molinié, Adoration ou désespoir, CLD, 1980, p.255.

3 Saint Jean Climaque, moine, VII°siècle, L’Echelle Sainte.

4 Pape François, Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, 24 novembre 2013, n°2.

5 Sainte Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, Lettre 247, Cerf-DDB 1992, p.604.

6 Sainte Thérèse de Lisieux, op.cit. Derniers entretiens, p.1063.

7 Pape François, Evangelii Gaudium, n°3.

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