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Blog de Marie-Michel

Tweet marial – Juillet-Août 2015 :

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La mer de cristal 2

 

« Marie est cette mer de cristal traversée par la lumière divine

et sa maternité m’enfante dans la foi à cette pauvreté-béatitude

qui seule est transparence de la beauté de Dieu … »

Méditation

 

Au début du chapitre 12 de l’Apocalypse, apparaît cette « Femme couronnée de douze étoiles et enveloppée de soleil … » et, dans le mystère de la grâce donnée par le Christ, la tradition ecclésiale comme l’exégèse y reconnaissent à la fois, et Marie, et l’Eglise face à la haine destructrice du Dragon, ennemi de Dieu et de l’homme.

J’ai toujours pensé qu’une autre résonance de cette Femme traversée par la Lumière était, dans l’Apocalypse, cette « mer de cristal » laissant entrevoir la beauté pauvre et indicible du Cœur Immaculé de Marie : « une mer transparente, semblable à du cristal » précise Jean (Ap 4,6) dans sa vision sur l’île de Patmos. En effet, la Mère de Jésus a vécu comme disciple de son Fils les béatitudes « sources » que sont la foi et la pauvreté évangéliques (Jn 20,29 / Mt 5,3). En se laissant envahir de plus en plus par la lumière de l’Amour depuis l’événement fulgurant de l’Annonciation, elle se révèle toute réceptivité du dessein divin … et elle devient de plus en plus cet espace de cristal, pauvre, caché, et donc transparence indicible de la beauté de Dieu. Cette « mer de cristal » exprime une immensité qui la dépasse (Ap 15,2) et renvoie à Celle qui porte Celui qui porte tout. Comme souvent, derrière les symboles de l’Apocalypse se cachent des mystères du salut à interpréter prudemment dans le temps de l’Eglise. Ici, la « mer de cristal » semble dévoiler le prolongement eschatologique du mystère unique de la « pleine de grâce  » (Lc 1,28), rendue belle dés sa naissance par Celui qui va devenir son Sauveur et son Fils. Plus que les Saints et avant eux, la robe de l’Immaculée a été plongée dans le Sang de l’Agneau ! (Ap 7,14). Elle est la plus grande louange silencieuse du salut apporté par le Christ miséricordieux

Ainsi, la vie de Marie est au milieu de nous ce printemps de Dieu où le sublime le plus spirituel se cache et se déploie dans l’ordinaire le plus modeste. L’humble quotidien de sa foi persévérante a été la mesure de sa beauté intérieure toujours plus fulgurante … presque toujours cachée d’ailleurs à ses propres yeux comme le montre son étonnement face aux paroles de l’Ange Gabriel ; mais aussi parfois révélée à son Cœur comme dans le Magnificat : « Le Seigneur fit pour moi de grandes choses !.. tous les générations me diront bienheureuse… » (Lc 1,48-49). Cependant, son exultation magnifie le Dieu-Amour qui nous aime toujours le premier comme Elle l’a enseigné à Saint Jean (1 Jn 4,10), son premier enfant en Eglise. L’Oeuvre de l’Amour en Marie passe toujours par la porte étroite de l’humilité : elle suscite autant une écoute absolue qu’une confiance éperdue … C’est au plus haut point la voie d’enfance évangélique enseignée par le Seigneur (Mc 10,13-16) et qui se perpétuera dans « le secret de Marie » qu’un Marcel Van a si bien capté et vécu : « O Mère, enveloppe mon âme dans ton Cœur ; alors, j’aimerais Dieu avec ton cœur… » Tout comme un Jean-Paul II  faisant en 1983 à Czestochowa cette prière prophétique pour notre temps :

 

« Aujourd’hui, nous te regardons dans les yeux, O Mère !

Toi qui sait ce qui nous manque, tout ce qui nous fait souffrir …

Parle à ton Fils de notre difficile présent !…

O Mère du Christ, Seigneur du siècle à venir !

Fais-nous traverser notre difficile aujourd’hui

pour atteindre ce demain auquel le Christ est invité … »

 

P.Marie+Michel

 

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