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Blog de Marie-Michel

« La joie de la foi …. une confiance secrète  » Pape François

« La joie de la foi …. une confiance secrète  » Pape François

LETTRE ANNUELLE 2014 A LA VIERGE MISSIONNAIRE

 

Frères et sœurs bien-aimés,

En ce début d’année nouvelle, je viens nous inviter à  » la joie de la foi  » sur les traces du Pape François qui, dans son Exhortation apostolique[1], vient de mettre en lumière notre bien le plus précieux : la joie qui vient de l’Evangile !  Le Saint Père y rappelle d’emblée que seule la vraie rencontre avec le Sauveur nous libère  » du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus-Christ, la joie naît et renaît toujours [2] « .

Je vous propose ici de méditer avec vous les huit premiers numéros qui sont comme le prologue de l’exhortation. On y trouve des perles évangéliques et l’orientation foncière qu’il veut donner à son Pontificat. Vous verrez que son intuition majeure s’origine dans le coeur de la Révélation qui nous renvoie à un passage clé de notre Règle sur le mystère de l’Annonciation :  » Au commencement est la joie de se savoir aimé [3]… »

 

1. La tentation individualiste permanente 

                                                                         Le Saint Père nous insère très vite avec réalisme dans la société actuelle et en fait une analyse lucide :  » Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du coeur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée [4] « .

 

En effet, la pression médiatique qui s’abat aujourd’hui sur la personne humaine risque trop souvent de la déshumaniser et de l’enfermer dans cette  » tristesse individualiste « . Il y a une tyrannie du progrès[5] qui peu à peu tue la dignité de l’homme, inscrite au plus profond de son être, pour le modeler suivant les lois de la consommation dominante. Un monde où l’on ne prend plus le temps d’admirer et de partager devient vite infernal. L’analyse évangélique de Saint Jean est plus que jamais d’actualité :

 

 » Si quelqu’un aime le monde,

l’amour du Père n’est pas en lui.

Car tout ce qui est dans le monde

– la convoitise de la chair,

la convoitise des yeux

et l’orgueil de la richesse –

vient non pas du Père

mais du monde.

Or le monde passe

avec ses convoitises;

mais celui qui fait la volonté de Dieu

demeure éternellement. « 

1 Jn 2,15-17

 

Il ne s’agit pas bien sur de se marginaliser et de se mettre dans un cocon. Mais il s’agit de vivre librement le quotidien en ce monde en gardant le coeur libre d’un citoyen du ciel (ph 3,20). En ce sens, nous sommes appelés à vivre un discernement et une certaine tempérance pour ne pas être

absorbés par la frénésie envahissante du monde actuel. Il produit tant de stressés et de dépressifs. Etre chrétien au coeur du monde, c’est rester solidaire des autres en étant  » différents  » par la prière,

la paix et l’espérance. Car le Saint Père nous prévient que personne n’est à l’abri et il nous donne des indices pour détecter le mal que nous devons tous prendre au sérieux :  » Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de places pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du coeur du Christ ressuscité[6]« .

 

2. Des plaisirs à la Joie !

Cette année 2014 doit donc nous voir plus que jamais vigilants pour demeurer « enfants de Dieu » (1 Jn 3,2). En effet, « la tentation apparaît fréquemment sous forme d’excuses et de récriminations, comme s’il devrait y avoir d’innombrables conditions pour que la joie soit possible. Ceci arrive parce que  » la société technique a pu multiplier les occasions de plaisir, mais elle a bien du mal à secréter la joie[7]« .

Nous sommes dans le temps de l’individu roi et de l’immédiateté du plaisir consommable  jamais rassasié parce que toujours renouvelable par la notion de progrès. Cela crée ce que le Saint Père appelle la  » conscience isolée « , et donc une terrible solitude qui écarte toute quête du sens. La joie qui vient de l’Evangile, elle,  » n’est pas simplement un retentissement sensible en nous, elle va chercher beaucoup plus profond. Elle n’est certainement pas l’assouvissement éphémère de ce que notre égoïsme ou nos attraits ambigus nous présentent comme comblants … Contrairement au plaisir ou à la jouissance, la joie implique toujours un caractère de permanence, de profondeur, et un goût de plénitude … très liée à l’expérience de la paix intérieure, elle rajoute une note exultante qui éblouit tout en même temps qu’elle étonne ; son goût n’a rien à voir avec celui de la joie du monde[8] « .

 

Paul Claudel osait dire que « seuls les chrétiens possèdent la joie ». Alors, pour protéger et laisser grandir cette joie, vivons de cette « garde du coeur », cette nepsis (vigilance) si chère au Pères du désert : « Si à l’extérieur, nous ne nous comportons pas avec vigilance, il est impossible de garder notre intérieur[9]« . Car il s’agit de revenir toujours au mystère fondamental de notre foi qui est relation et élargissement du coeur. Souvenons-nous du regard critique et compassionnel de notre soeur Elisabeth de la Trinité sur l’aliénation du monde :

 

« J’ai une compassion profonde pour les âmes qui ne vivent pas plus haut que la terre et ses banalités; je pense qu’elles sont esclaves et je voudrais leur dire :  secouez ce joug qui pèse sur vous; que faites-vous avec ces liens qui vous enchaînent à vous-mêmes et à des choses moindres que vous-mêmes ?  Il faut prendre conscience que Dieu est au plus intime de nous et aller à tout avec Lui; alors on n’est jamais banal, même en faisant les actions les plus ordinaires, car on ne vit pas en ces choses, on les dépasse[10] ! »

 

En ce sens, le Saint Père se réfère avec admiration à un texte du Pape précédent :  « Je ne me lasserais jamais de répéter ces paroles de Benoît XVI qui conduisent au coeur de l’Evangile :

 

« A l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un évènement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive[11]« .

 

La joie est entrée dans le monde parce que le sens de la vie a été définitivement donné aux hommes depuis que l’ange du Seigneur à dit aux bergers : « Je vous annonce une grande joie … Aujourd’hui vous est né un Sauveur ! » (Lc 2,10)  et que ce même Sauveur nous dira un jour : « Entre dans la joie de ton Maître ! » (Mt 25,21)

 

3. Les bras de la Miséricorde :  » Dieu ne se fatigue jamais de pardonner … « 

 

                     Pour renouveler notre relation au Christ nous sommes invités à chercher son visage sans nous lasser. Cette démarche, ce choix renouvelé chaque matin témoigne que la foi est vivante et responsable : « Cherche Celui que tu as déjà trouvé » disait Saint Augustin. Et le Pape François de renchérir :  » J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation qu’il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que  » personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur[12] « .

 

Jean-Paul II disait aux jeunes : « La foi est un risque » car il reste vrai que le chemin de foi est la plus grande aventure qui soit … et quelque soit la gravité du péché ou le poids de la vie, la foi ouvre au risque de la miséricorde : « Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts ». Et le Saint Père, je le crois, nous partage ensuite son coeur et sa propre expérience quand il écrit ces paroles touchantes pleine de l’Evangile : « C’est le moment pour dire à Jésus-Christ : « Seigneur, je me suis laissé tromper, de mille manières j’ai fui ton amour, cependant je suis ici une fois encore pour renouveler mon alliance avec toi. J’ai besoin de toi. Rachète-moi de nouveau Seigneur, accepte-moi encore une fois entre tes bras rédempteurs ». Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous sommes perdus ! J’insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde[13] « .

 

Notre plus grande tentation suggérée par le démon est que l’aveuglement produit par notre péché devienne plus fort que l’infinie miséricorde du Christ. Il faut se souvenir ici de la parole décisive de Thérèse :  » Ce qui blesse le plus le Coeur de Jésus, c’est le manque de confiance ! »  Pour guérir du doute, écoutons Saint Jean affirmant qu’il y a une réelle « victoire » de la foi (1 Jn 5,4). Elle  s’origine dans une certitude dont le Saint Père témoigne avec force.  C’est un mystère de vie caché dans l’hiver de l’existence mais qui, tout à coup, déborde de joie comme un printemps :  » personne ne pourra nous enlever la dignité que nous confère cet amour infini et inébranlable. Il nous permet de relever la tête et de recommencer, avec une tendresse qui ne nous déçoit jamais et qui peut toujours nous rendre la joie. Ne fuyons pas la résurrection de Jésus, ne nous donnons jamais pour vaincus, advienne que pourra. Rien ne peut davantage que sa vie qui nous pousse en avant ! [14]  »

 

4. « Entrer dans le fleuve de Joie ! »

 

                                                                    Méditant sur quelques grands textes bibliques, le Pape François fait remarquer combien l’Ancien testament a annoncé cette joie du salut qui surabondera aux temps messianiques. Un texte retient particulièrement son attention : « l’invitation la plus contagieuse est peut-être celle du prophète Sophonie, qui nous montre Dieu lui-même comme un centre lumineux de fête et de joie qui veut communiquer à son peuple ce cri salvifique. Relire ce texte me remplit de vie : « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, héros sauveur ! Il exultera pour toi de joie, il tressaillera dans son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie ! » (So 3,17)

 

Et le saint Père conclut avec bonheur : « C’est la joie qui se vit dans les petites choses de l’existence quotidienne, comme réponse à l’invitation affectueuse de Dieu notre Père :  » Mon fils, dans la mesure où tu le peux, traite-toi bien … Ne te prive pas du bonheur d’un jour  » (Si 14,11.14). Que de tendresse paternelle dans ces paroles[15] ! »

 

Ensuite, du « Réjouis-toi » de l’Annonciation aux Actes de apôtres, on découvre combien la joie est omniprésente dans le Nouveau testament. C’est même une des grandes promesses de Jésus : « Votre joie, nul ne vous l’enlèvera ! » (Jn 16,22). Alors une question déterminante nous est posée en finale : « Pourquoi ne pas entrer nous aussi dans ce fleuve de joie[16] ! »

 

5. « Permettre la joie de la foi ! »

 

                                                          On reproche souvent aux chrétiens qui sortent de la Messe dominicale de ne pas avoir des visages de ressuscités !  Il semble que le Saint Père ait entendu et assumé la critique quand il écrit en nous interpellant : « Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de carême sans Paques ». Depuis le début de son Pontificat, nous savons désormais combien le Pape François a une parole évangéliquement « libre »… et sa remarque n’est pas sans un certain humour pour un texte papal. Mais ce grand croyant qui nous bouscule est en même temps plein d’humanité :  il a serré un lépreux dans ses bras et il a montré tant de fois son attitude compassionnelle pour ceux qui souffrent … c’est pourquoi il ajoute comme pour atténuer avec justesse son interpellation : « Cependant, je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure. Elles s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout[17]« .

 

Ce « rayon de lumière » qui perdure au fond du coeur, c’est l’autre promesse de Jésus à laquelle la foi est liée :

 

« Je vous laisse ma paix, c’est ma paix que je vous donne ;

je ne vous la donne pas comme le monde la donne … »

Jn 14,27

 

En effet, quand on se met à la suite de Jésus dans la foi, un changement radical s’opère dans le temps. Progressivement, on n’a plus d’autres appuis que Lui. C’est la lente purification de notre confiance où s’opère la douloureuse mise à mort de notre fausse autonomie. Elle conduit peu à peu à ce doux lien de l’amour chanté par un Père de l’Eglise : « Je suis attaché à toi par la foi, comme par des clous, je suis retenu par les bonnes entraves de l’amour[18]« . Cet abandon entre les bras de Dieu dont le fruit est liberté et paix, Thérèse de Lisieux en témoigne magnifiquement à la fin de sa vie :

 

« Si mon âme n’était pas toute remplie d’avance par l’abandon à la volonté du bon Dieu, s’il fallait qu’elle se laisse submerger par les sentiments de joie ou de tristesse qui se succèdent si vite sur la terre, ce serait un flot de douleur bien amer et je ne pourrai le supporter. Mais ces alternatives ne touchent que la surface de mon âme … Je reste toujours au fond dans une paix profonde que rien ne peut troubler.[19] »

 

Tel est le mystérieux sourire de Thérèse qui est resté sur son visage jusqu’au dernier instant. Cela signifie que la foi nous fait tout « traverser ». C’est un mystère pascal inscrit dans la potentialité de notre baptême. Ce fameux « pouvoir de devenir enfants de Dieu » que Saint Jean a célébré dés le prologue de son Evangile (Jn 1,12). Voila pourquoi, tout en restant compassionnel, le Saint Père nous invite à ne pas renoncer à la joie en nous donnant ici un enseignement lumineux et déterminant sur le chemin de la sainteté :

 

« Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause de graves difficultés qu’elles doivent supporter. Cependant, peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis : « Mon âme est exclue de la paix, j’ai oublié le bonheur !… Voici ce qu’à mon coeur je rappellerai pour reprendre espoir : Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque matin, grande est sa fidélité ! … Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur[20] » (Lm 3,17.21 – 23.26).

 

Cette « confiance secrète » est notre bien le plus précieux. Réalité de la foi, elle est le mouvement même de L’ Esprit caché en notre profondeur depuis notre baptême… elle est semence de résurrection et vaincra toutes les misères, toutes les épreuves de nos vies … il faut la laisser lever :

« permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis… »

 

 

Conclusion : « Parvenir à notre être le plus vrai … »

 

Le Pape François achève son prologue par un retour à la vérité première qui a ouvert son exhortation : la rencontre avec le Christ qui est expérience du salut et change la vie :  » C’est seulement grâce à cette rencontre – ou nouvelle rencontre – avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence « .  Alors, comme Saint Paul, nous pouvons commencer à dire :  » Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi  » (Ga 2,20). Nous entrons ainsi vers la plénitude de notre humanité appelée à être jour après jour transfigurée dans  » la grâce et la vérité venues par Jésus-Christ  » (Jn 1,17). Le Saint Père l’exprime à merveille en nous donnant l’intelligence de ce qu’est l’oeuvre de la grâce dans une vie :

 

 » Nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai[21] « .

 

Cela fait penser à l’intuition magistrale du Concile :  » En réalité, le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné … Le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation[22] « . Cette vocation à la divinisation progressive dans l’amour de Dieu se vit pour nous dans l’humilité de la voie d’enfance spirituelle évangélique : il faut apprendre à devenir enfant dans la petitesse sans aucunes prétentions et avec l’espérance folle qui attend tout de Dieu. Tel est l’esprit du psaume 130. A cette condition, on peut dire alors avec Thérèse :  » C’est si doux de se sentir faible et petit [23] « .

 

En poste au Brésil, Bernanos lut providentiellement les  » derniers entretiens  » de l’enfant de Lisieux et il en fut bouleversé. Dans une de ses oeuvres célèbres, on sent l’influence de Thérèse quand il médite sur le mystère de l’Eglise et cela rejoint aussi l’approche du Pape François :

 

 » D’où vient que le temps de notre petite enfance nous apparaît si doux, si rayonnant ? Un gosse a des peines comme tout le monde, et il est, en somme, si désarmé contre la douleur, la maladie … Mais c’est du sentiment de sa propre impuissance que l’enfant tire humblement le principe de sa joie. Il s’en rapporte à sa mère, comprends-tu ? Présent, passé, avenir, toute sa vie, la vie entière tient dans un regard, et ce regard est un sourire … Eh bien l’Eglise a été chargée par le bon Dieu de maintenir dans le monde cet esprit d’enfance, cette ingénuité, cette fraîcheur … L’Eglise dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. Ce que vous avez fait contre elle, vous l’avez fait contre la joie [24]…  »

 

Mais pour vivre le mystère profond de l’Eglise, il faut s’abandonner totalement à la Mère de l’Eglise. C’est ce que fait Notre Règle qui nous tourne d’emblée vers le mystère de Marie : « La joie de Marie vient d’un Regard éternel sur la pauvreté de son coeur … en choisissant de devenir de plus en plus petite, Elle a bouleversé le Coeur de Dieu par son espérance de pauvre et de servante. Elle est entrée en plénitude dans le bonheur des pauvres de coeur visités par l’Amour. Dans le mystère de sa pauvreté épousée, tu apprendras d’Elle à te laisser aimer par l’Amour [25]« . Pour le Saint Père, « là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Parce que si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? [26] »

 

Bien-aimés,durant cette année 2014, vivons avec courage et persévérance cette joie de la foi que l’Esprit veut nous donner chaque jour que Dieu fait !  Dans le Coeur Immaculé de Marie, gardons précieusement le sourire de la confiance qui seule mène à l’Amour …

 

P. Marie+Michel

 

 

 



[1] Pape François, La joie de l’Evangile – Evangelii Gaudium, Conclusion de l’Année de la foi, Rome, 24 novembre 2013.

[2] La joie de l’Evangile, n°1.

[3] Règle du Carmel de Marie Vierge Missionnaire, 5,1.

[4] La joie de l’Evangile, n°2.

[5] Voir dans  » La foi – Porte de la Lumière  » pp.109 à 113 et pp.137 à 143.

[6] La joie de l’Evangile, n°2.

[7] La joie de l’Evangile, n°7 avec citation de Paul VI, Exhortation apostolique Gaudete in Domino, 9 mai 1975, n°1.

[8] Soeur Marie-Laetitia, Le secret de la joie, petits traités spirituels, pneumathèque 1993, p.14-15.

[9] Dom Lucien Regnault, Les Sentences des Pères du désert, Solesmes 1966, n°45, p.179.

[10] Bienheureuse Elisabeth de la Trinité, Oeuvres complètes, Cerf 1991, La grandeur de notre vocation, , n° 6 et 8, p.136-137.

[11] La joie de l’Evangile, n°7 avec citation de Benoît XVI, Encyclique Deus caritas est, 25 décembre 2005, n°1.

[12] La joie de l’Evangile, n°3 avec citation de Paul VI, Gaudete in Domino, n°22.

[13] La joie de l’Evangile, n°3.

[14] La joie de l’Evangile, n°3.

[15] La joie de l’Evangile, n°4.

[16] La joie de l’Evangile, n°5.

[17] La joie de l’Evangile, n°6.

[18] Saint Ambroise, Commentaire sur Saint Luc, 5, 23.27.

[19] Sainte Thérèse de Lisieux, Oeuvres complètes, Derniers entretiens, Cerf-DDB, 1992, p.1035 et 1044.

[20] La joie de l’Evangile, n°6.

[21] La joie de l’Evangile, n°8

[22] Concile Vatican II, Gaudium et spes, n°22.

[23] Sainte Thérèse de Lisieux, Oeuvres complètes, Derniers entretiens, p.1024.

[24] Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, Plon 1936, p.22-25.

[25] Règle, n°14.

[26] La joie de l’Evangile, n°8.

One Comment

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