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Blog de Marie-Michel

Avec Thérèse…

Avec Thérèse…

Avec Thérèse, retrouver l’enfance du cœur …

 

         Plus Thérèse a saisi la parole de Jésus sur les enfants, plus elle a voulu se faire petite et pauvre. A tel point qu’elle a souhaité paraître devant Dieu « les mains vides »… et pourtant, Thérèse est une battante à la Jeanne d’Arc qu’elle aimait tant. Toute sa vie est un combat. Mais elle a lutté chaque jour pour ne pas s’en sortir par elle-même. Elle y a vu le péché capital. L’infidélité majeure. Celle qui sépare de l’amour et enferme sur soi. Celle qui surtout résiste à l’attraction de l’esprit filial … Seule la volonté d’enfance maintenue jusqu’au bout nous délivre de toute prétention. La sainteté n’est pas une conquête mais un cadeau. Dieu ne l’offre qu’à des mains nues. Seuls les enfants en sont dignes …

Ce combat pour rester les mains vides peut te dérouter. A l’heure où il faut tout assurer un max et être performant, Thérèse peut te paraître excessive et dangereuse; Elle l’est, en effet, comme l’Evangile. Elle a le réalisme fou de cette « bonne nouvelle annoncée aux pauvres » (Lc 4,18). Comme Jésus est né dans la pauvreté d’une grotte à Bethléem, elle sait qu’il ne peut naître ailleurs que dans sa pauvreté. La misère est la terre d’élection de la miséricorde. C’est le paradoxe de la première béatitude où bonheur rime avec pauvre de cœur (Mt 5,3). Y aurait-il un bonheur à etre pauvre comme un enfant ? Qu’est-ce que cette porte étroite de l’enfance ? Dans sa petite voie, Thérèse a découvert un secret : celui de l’enfant impuissant dont le désir fou consiste à être sûr que Dieu va descendre et ouvrir lui-même la porte de l’impossible … Elle a dit :

 

 » Ce qui plait à Dieu dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde … Voilà mon seul trésor… Pourquoi ce trésor ne serait-il pas le tien ?  »  (Lettre 197)

 

La question t’est posée. C’est le défi que te lance Thérèse. Car cette misère que nous faisons tout pour cacher ou oublier, Dieu l’attend … Ta pauvreté devient un trésor quand tu as l’audace de l’offrir. Tout devient lumière entre les mains de l’Amour : le meilleur comme le pire. L’important est de ne rien garder. Je sais que ce chemin est déroutant et va à contre courant d’un monde qui rentabilise tout et nous apprend à dominer pour réussir. Mais on finira par se lasser de posséder plutôt que d’être. Et pour être selon l’Evangile du Christ, il faut lâcher prise et découvrir comme Saint Pierre (Lc 22,61-62) ce qu’on est vraiment : un pauvre. Tout commence là car  » l’enfance spirituelle, c’est l’infini du désir dans la totale impuissance. Et c’est le grand secret le la prière et de la vie missionnaire. C’est le secret que Thérèse nous a ouvert … »

 

Marie-Michel, Nés pour aimer – Thérèse et les jeunes, p.166-168

N°1

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